Crédit photo : Christian Klindt Soelbeck/Reuters
Hier, mardi 6 janvier, s’est réunie à Paris la « Coalition des volontaires », réunissant 35 pays déterminés à soutenir l’Ukraine et à maintenir la paix, lorsque celle-ci sera enfin acquise. Cette initiative européenne s’est pour une fois tenue en présence des émissaires des États-Unis. Mais cette unité de façade ne doit pas masquer la réalité : tandis que l’on célèbre la paix en Ukraine, Washington prépare l’annexion du Groenland.
Les dirigeants de la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni ont réaffirmé l’appartenance du Groenland et de son peuple au Danemark. Malheureusement, cette déclaration, aussi nécessaire soit-elle, ne suffira pas à contrer les menaces explicites de l’administration Trump.
Après le Venezuela ; demain le Groenland et ensuite l’Europe ? Soyons honnête : l’OTAN, autrefois bouclier de la sécurité collective, n’est plus qu’un outil au service des intérêts américains.
L’Europe face à la loi du plus fort
Nous assistons, en direct, à un basculement du monde. Le droit international est bafoué, la loi du plus fort devient la norme. L’hypothèse d’une intervention militaire américaine au Groenland n’est plus un scénario de fiction, mais une menace brandie par Washington. Face à cette escalade, l’Europe n’a plus le droit à l’innocence.
2026 : l’année où l’Europe doit se défendre seule
Être réaliste en 2026, c’est admettre une évidence : l’Europe ne peut plus compter sur personne d’autre qu’elle-même pour assurer sa sécurité.
Cela passe par une autonomie stratégique immédiate : chaque système d’armes américain a une alternative européenne. Pourquoi dépendre de technologies dont l’usage pourrait nous être interdit en cas de conflit direct avec Washington ? Optons pour le Rafale ou l’Eurofighter plutôt que le F35 !
Le Groenland, déclencheur d’une défense européenne unie ?
Les menaces sur le Groenland pourraient bien être l’électrochoc dont l’Europe avait besoin pour une défense européenne. L’Europe doit choisir : apparaître comme une puissance ou disparaître. Le temps des discours est révolu. L’heure est à l’action.
François Kalfon
Député européen S&D
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