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Pour la voiture électrique européenne et populaire

Paquet automobile : je défends la voiture électrique populaire

Aujourd’hui, avec mes collègues socialistes Christel Schaldemose (Danemark) et Vivien Constanzo (Allemagne), nous avons déposé nos amendements en tant que négociateurs du règlement de simplification des prescriptions techniques et des procédures d’essai applicables aux véhicules à moteur, aussi appelé « Omnibus IX sur l’automobile ».

Ce texte s’inscrit dans le paquet législatif présenté par la Commission européenne pour relancer l’industrie automobile européenne. Alors que la Chine dispose de près de dix ans d’avance dans les technologies liées aux véhicules électriques et que cette concurrence menace des milliers d’emplois industriels en Europe, la nouvelle crise pétrolière, qui nous coûte déjà plusieurs points de PIB à l’échelle du continent, renforce encore l’urgence de la transition vers l’électrique.

Face à une droite prête à s’allier avec l’extrême droite pour remettre en cause certains objectifs climatiques, je défends une transition écologique qui ne laisse personne de côté. La décarbonation ne réussira que si elle est accessible au plus grand nombre.

C’est pourquoi je propose la création d’une nouvelle catégorie de petits véhicules électriques destinés aux classes moyennes et populaires, inspirée du modèle des « kei-cars » japonaises.

Il faut donner aux Européens les moyens d’acheter des véhicules électriques. Aujourd’hui, beaucoup de ménages souhaitent passer à l’électrique mais se heurtent à des prix trop élevés. Mon objectif est simple : favoriser l’émergence d’une petite voiture électrique, fabriquée en Europe, abordable et adaptée aux usages du quotidien.

Une réponse à l’effondrement du marché des petites voitures

Depuis plusieurs années, les constructeurs automobiles ont privilégié les segments les plus rentables au détriment des véhicules les plus accessibles. Progressivement, le marché des petites voitures s’est contracté, laissant un espace que les constructeurs chinois ont commencé à occuper avec des modèles électriques compétitifs.

Le message adressé à l’industrie doit être clair : l’Europe a besoin de petites voitures électriques produites sur son territoire et proposées à des prix accessibles.

Un véritable outil de politique industrielle

La nouvelle catégorie M1E, réservée aux véhicules 100 % électriques d’une longueur maximale de 4,2 mètres, ne constitue pas seulement une évolution réglementaire. Elle doit devenir un levier de politique industrielle européenne.

Dans le règlement sur les émissions de CO₂ des voitures, ces véhicules bénéficieront d’un traitement favorable dans le calcul des objectifs de décarbonation des constructeurs, afin d’encourager leur production.

Dans le règlement pour l’accélération industrielle (IAA), ils seront également identifiés comme prioritaires pour l’accès aux aides à la production européenne, aux financements publics et aux dispositifs favorisant l’investissement industriel sur notre territoire.

Cette logique s’inscrit pleinement dans une stratégie de production européenne et de souveraineté industrielle.

Les premiers signaux du marché sont encourageants. Lorsque l’offre existe et que les prix deviennent accessibles, les consommateurs répondent présents. Le succès de la Renault 5 électrique, de la Citroën ë-C3 ou encore l’arrivée annoncée d’une future Renault Twingo à moins de 20 000 euros démontrent que ce marché existe et ne demande qu’à se développer.

En tant que négociateur du groupe des Socialistes et Démocrates, je porterai cette proposition tout au long des négociations afin que l’« Omnibus automobile » permette enfin l’émergence d’une véritable voiture électrique populaire européenne.

François Kalfon

Député européen S&D



Contact presse : Angèle Courtot, 07 88 34 27 85, angelealexandra.courtot@europarl.europa.eu