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Face aux plateformes chinoises continuons le combat

Je salue l’entrée en vigueur ce mercredi 1er juillet des droits de douane sur les petits colis importés dans l’Union européenne, une nouvelle étape dans une série de victoires obtenues grâce à la mobilisation des élus et de la société civile contre les pratiques de Shein, AliExpress et Temu.

À partir d’aujourd’hui, chaque catégorie d’articles contenue dans un colis de moins de 150 € en provenance de pays tiers est soumise à un droit de douane forfaitaire de 3 €. C’est la fin d’une exonération obsolète dont ces plateformes ont abusé pendant des années, au détriment des consommateurs européens et des entreprises du continent.

« Ce n’est pas un hasard si Bruxelles bouge enfin. C’est le résultat d’une mobilisation sans relâche des parlementaires, des ONG, et de la France au niveau européen depuis octobre 2025 »

Une série de victoires qui ne doit rien au hasard

Ce 1er juillet s’inscrit dans un enchaînement de décisions obtenues de haute lutte :

  • La France a ouvert la voie dès le 1er mars 2026 avec sa propre taxe nationale de 2 € sur les petits colis, avant que l’Europe ne suive aujourd’hui ;
    • Avec une baisse du nombre de colis de 90 % en France, l’outil fiscal a montré son efficacité et son application à l’échelle européenne doit enfoncer le clou, en évitant les déports vers les pays frontaliers ;
  • L’adoption définitive par le Parlement national de la loi dite « Fast-fashion » qui cible directement les plateformes d’ultra fast-fashion comme Shein et Temu ;
  • La condamnation de Temu à 200 millions d’euros d’amende par la Commission européenne au titre du DSA en mai ;
  • L’ouverture d’une enquête européenne contre Shein en février 2026, après des mois d’alertes sur la vente de produits dangereux et illicites ;
  • La réforme du code des douanes de l’Union européenne, qui met fin à l’angle mort réglementaire exploité par ces plateformes et permet l’entrée en vigueur de ces droits de douane, ces « héros du jour ».

Une prise de conscience européenne face au risque chinois

Cette séquence s’inscrit dans une prise de conscience plus large de l’Union européenne face au défi économique posé par la Chine, pour ses consommateurs comme pour son industrie.

La présentation de l’Industrial Accelerator Act, règlement européen visant à renforcer la préférence européenne dans l’industrie et l’automobile face à la concurrence déloyale, en est une illustration.

« Une bataille après l’autre »

Cependant, la bataille est loin d’être gagnée : les colis continueront d’affluer, charriant leur lot de fraudes et de dangers pour les consommateurs européens. Au Parlement européen comme en France, il faudra continuer à lutter pied à pied pour :

  • Obtenir de véritables sanctions contre les grandes plateformes chinoises : après Temu, Shein et AliExpress sont toujours sous le coup d’enquêtes de la Commission européenne ;
  • Renforcer le contrôle des produits et la lutte contre la fraude importée, avec le déploiement du Passeport numérique des produits à partir de 2027, une identité unique pour chaque produit recensant sa composition, son origine, sa réparabilité et son recyclage, et en déployant une véritable « DGCCRF européenne » ;
  • Combattre le contournement des nouvelles règles douanières par le biais d’entrepôts installés en Europe — à l’exemple du hub de Shein en Pologne.

Une bataille est gagnée, mais la guerre des plateformes ne fait que commencer.

Contact presse : Angèle Courtot, 07 88 34 27 85